Les écueils à éviter pour une reprise d’entreprise réussie

Repreneurs, quels pièges éviter lors d’une reprise d’entreprise ?

La transmission d’entreprise a été mise au cœur du débat économique en 2019. Chaque année, de trop nombreuses sociétés ferment leurs portes faute de repreneurs. On compte environ 60 000 sociétés mises en vente par an, pour seulement 30 000 reprises. Pour diminuer le nombre de fermetures, et donc les suppressions d’emplois forcées, le Parlement examine actuellement le projet de loi Pacte, qui vise à simplifier la transmission d’entreprises à ses héritiers, ou aux employés.

Mais pour ceux qui se décident à reprendre une entreprise, une autre question se pose : comment réussir sa transmission d’entreprise ? Et surtout, quels sont les écueils à éviter ?

La difficulté de la reprise d’entreprise

La reprise d’une entreprise est une tâche difficile pour toutes les personnes concernées. Le repreneur, dans un premier temps, est confronté à un défi difficile : celui de rassurer à la fois les employés de l’entreprise qui craignent les changements, les investisseurs qui peuvent anticiper une chute de l’activité ou des bénéfices réalisés par l’entreprise, et les clients qui vont s’attendre à une baisse de qualité des produits de la société. Il vous faudra donc vous préparer à plusieurs dangers avant de vous lancer.

Quels sont les écueils de la reprise d’entreprise ?

Voici les principaux challenges que vous devrez relever :

  • Le premier écueil à éviter dans la reprise d’entreprise est de vouloir tout faire, trop vite et trop bien. Vous êtes un nouvel élément crucial dans l’organisation de l’entreprise, et son avenir va être surveillé de très près par tous les partis concernés. Vous devez donc veiller à maintenir l’entreprise financièrement pour prouver le bien fondé de votre reprise, avant d’essayer de la faire évoluer.
  • Deuxième point : la stagnation. Il s’agit du problème inverse au précédent, mais les investisseurs attendent d’un repreneur que celui-ci apporte des idées, renouvelle l’activité de l’entreprise pour lui donner de la valeur. Le mieux à faire est de sécuriser l’économie dans l’entreprise, puis de l’améliorer avec vos idées. Soyez entreprenant, vous êtes là pour être meilleur que votre prédécesseur !
  • Troisième point : ne rechignez pas à l’effort. La reprise d’une entreprise demande beaucoup de travail de votre part, et il est dans votre intérêt qu’elle se déroule le mieux possible.
  • Quatrième point : vous êtes un repreneur, pas un créateur d’entreprise. Ne changez pas l’activité d’une entreprise simplement parce qu’elle peut le faire : celle-ci s’est créé un nom, une réputation et un public grâce à son domaine d’activité précis.
  • Cinquième point : évaluer les risques avant la reprise. Malheureusement, toutes les entreprises n’ont pas le potentiel pour survivre à une reprise, surtout en ce qui concerne les TPE. S’il vous faut de la détermination et des fonds pour effectuer la reprise d’une entreprise, rien ne garantit que celle-ci réussira. Le mieux que vous pouvez faire est donc d’analyser vos chances de réussite avant de procéder au rachat. Vous aurez tout le temps de travailler à la réussite d’une entreprise que vous estimez capable de survivre, plutôt que de miser sur une société au bord de la faillite.

Une réussite d’entreprise réussie comme premier échelon

Si tout se passe bien, vous réussirez à reprendre une entreprise avec succès, et à la faire fonctionner. Si tel est le cas, et une fois que vous aurez réussi à atteindre une vitesse de croisière pour la croissance de votre entreprise, vous avez du temps pour penser à une deuxième reprise.

Le petit plus ? Votre expérience vous servira, et vous aurez une réputation pour votre première reprise d’entreprise remplie de succès, ce qui signifie qu’employés, clients et investisseurs potentiels auront plus de facilité à vous faire confiance à l’avenir grâce à votre premier rachat.